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Dictionnaire kurde-Kurdish dictionary


Auteur : Multimedia
Éditeur : CEPMMC Date & Lieu : 1965, Bruxelles
Préface : Pages : 266
Traduction : ISBN :
Langue : Français, AnglaisFormat : 160x245 mm
Code FIKP : Liv. Fr. En. 49 BLAThème : Dictionnaires

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Table des Matières Introduction Identité PDF
Dictionnaire kurde-Kurdish dictionary

Dictionnaire kurde / Kurdish dictionary 

Il existe une littérature kurde, cette littérature est en grande partie imprimée. La lutte du peuple kurde pour son indépendance est un élément d'instabilité dans une des régions les plus sensibles du monde actuel. A la charnière de l'état turc, de l'Irak, de l'Iran, offrant à la Russie toutes les tentations, le monde kurde joue déjà un rôle dans la politique mondiale. Et il n'est pas exclu que ce rôle puisse aller en s'amplifiant. Dès aujourd'hui, en tous cas, les historiens des « clisures », les folkloristes, les historiens de l'épopée populaire et les comparatistes, peuvent trouver dans la littérature actuelle du monde kurde une matière sinon entièrement vierge, du moins d'une fraîcheur qui lui conserve un intérêt primordial. Or, il manque au lettré de langue française et de langue anglaise le lexique d'usage courant, aisément accessible, et sûr en même temps, qui mette aisément à sa portée la pratique de la langue kurde. Et peut-être les linguistes appliqués à l'étude des langues indo-européennes accueilleront-ils aussi avec gratitude un travail de ce genre, dont le caractère et la méthode leur apporteront l'assurance d'une information dont la qualité et la sûreté sont hors de doute.

Mme Blau a, en effet, accompli son travail sous les yeux et sous le contrôle permanent de S. Exc. l'Emir Kamuran Aali Bedir Khan, professeur de kurde à l'Ecole Nationale des Langues Orientales Vivantes, de Paris.

Le lexique de Mme Blau est d'un usage et d'une structure tellement simples, tellement immédiats, qu'il présente un caractère intuitif. L'état de la lexicographie du kurde en Occident confère encore à tel type d'ouvrage une valeur assurée.

Pour nous, qui avons assisté à l'élaboration de cette oeuvre, nous ne pouvons que nous réjouir d'avoir vu l'institution que nous avons l'honneur de diriger, patronner la publication d'un tel travail, qui complétera heureusement l'œuvre d'initiation que Mme Blau a déjà accomplie avec son excellent « Problème kurde ». Un institut de recherche s'honore toujours de voir un de ses membres accomplir œuvre de pionnier. Quand cette oeuvre est menée avec enthousiasme et intelligence, avec le désir sincère de servir, on doit l'accueillir dans l'esprit même où elle a été conçue. Et c'est pourquoi nous avons été heureux de publier ce petit livre, dont nous avons compris l'utilité.

Armand ABEL
Professeur aux Universités de Bruxelles et de Gand, Directeur du Centre pour l'Etude des problèmes du monde Musulman contemporain / Bruxelles


Introduction

Nous devons prévenir les personnes qui consulteront cet ouvrage qu'il ne fait pas partie de ceux que de nombreux kurdologues étrangers ont consacré depuis près de deux siècles à l'étude du kurde parlé dans telle ou telle région et qui ont travaillé sur des éléments recueillis oralement.

Notre but est d'offrir un instrument de travail à ceux qui étudient la langue kurde à partir de textes écrits et qui sont dans l'impossibilité de se procurer un dictionnaire kurde 1.

Les mots ont été notés suivant la transcription latine établie depuis 1932 par l'Emir Jeladet Aali Bedir Khan et son frère l'Emir Kamuran. Cette notation latine n'est pas unique 2 mais c'est la seule dont la portée, par son universalité, dépasse suffisamment la zone où rayonne l'action individuelle d'un savant. C'est celle qui est le plus largement employé par les Kurdes lettrés 3.

Le vocabulaire de ce dictionnaire a été puisé dans les textes publiés depuis 1932, dans cette transcription. La plupart des mots utilisés appartiennent à la langue kurde du nord, ou kurmandji. Mais dans certains cas ont été choisis des mots appartenant au kurde du sud, ou sorani, quand ceux-ci sont les plus généralement employés.

Nous nous sommes basés sur la langue enseignée à l'Ecole Nationale des Langues Orientales Vivantes, à Paris, où la chaire de kurde est occupée, depuis 1947, par l'Emir Kamuran Aali Bedir Khan.

Ainsi, la langue de notre dictionnaire doit être considérée comme le kurde classique, littéral et moderne.
Nous remercions l'Emir Kamuran Aali Bedir Khan non seulement de l'enseignement qu'il nous a dispensé, mais pour nous avoir guidé et aidé à chaque étape du développement de notre travail.

Si cet ouvrage a dépassé les limites d'un court lexique kurde-français qui étaient les siennes au début, c'est grâce au Directeur de Centre pour l'Étude des Problèmes du Monde Musulman Contemporain. Il nous a encouragé dans notre travail dès son début et nous a poussé à le développer et à le mettre à la disposition des étudiants de langue anglaise. C'est aussi grâce à lui que nous avons renoncé aux index numérotés français et anglais primitivement prévus, et que nous les avons remplacés par un dictionnaire français - kurde, anglais - kurde qui paraîtra séparément. Nous lui exprimons ici toute notre reconnaissance.

Nous remercions aussi tous ceux qui nous ont apporté leur aide dans la préparation de notre travail : MM. Maurice Simhon et Michael W.D. White pour leur aide dans l'établissement du texte anglais ; Mme Simone Deslagmulder qui a eu la tâche ingrate de dactylographier le manuscrit et M. Em. Peeters, de l'Imprimerie Orientaliste, dont les conseils à l'étape de l'impression nous ont été précieux.

Nous assurons aussi de notre gratitude tous ceux, maîtres et étudiants, qui voudront bien se donner la peine de nous signaler les erreurs et les imperfections qu'ils pourraient relever ou de nous suggérer des améliorations. Ainsi nous pourrons préparer une nouvelle édition revue et augmentée de ce premier travail qui a pour mérite principal celui d'exister, et dont les lecteurs voudront bien excuser les imperfections.

Joyce Blau

1 Cf. bibliographie.
2 A tous ceux que les problèmes de la transcription du kurde intéresse, nous signalons l'article exhaustif du R.P. Thomas Bois « Comment écrire le kurde ? » in « Al Machriq », Beyrouth, Mai - Juin 1965, pp. 369-378, reproduisant 10 transcriptions différentes du kurde, dont 4 latines.

3 Nous signalons en particulier une récente grammaire kurde : Kurtçe grameri (Kurmançça Lehçesi) de Kemal Badilli, Député d'Ourfa, édité par l'Ankara Basım ve Ciltevi - Ankara (Turquie), 1965, qui utilise largement l'alphabet des Bedir Khan appelé souvent « l'alphabet de Hawar s; cf. également, Shafiq Kazzaz : « The kurdish alphabet », in the Kurdish Journal, vol. II, n° 1, march 1965, p.9-13, ainsi que les revues: «Roja Nû» et « Deng » parues à Istanbul, en 1963-1964.


Introduction

The user's attention is drawn to the difference between this dictionary and the many works of research into the spoken Kurdish of this or that region which have been carried out by foreign kurdologists, on the basis of orally received material, for nearly two centuries.

The intention here has been to offer a tool to those studying the Kurdish language from written texts, for whom no other Kurdish dictionary is at present available(1).

The notation used is the latin transliteration made by Emir Jeladet Aali Bedir Khan and his brother Emir Kamuran, in 1932. There are other systems of latin notation(2) but this is the only one to have achieved an influence well beyond the personal sphere of any individual scholar, being in widest use among literate Kurds(3).

The vocabulary contained in this dictionary has been drawn from texts published since 1932 in this transcription. Most of the words it contains belong to the Northern Kurdish, or kurmandji language. In some cases words from the Southern Kurdish language, sorani, have been chosen where these are more generally used.

The dictionary is based on the language as taught at the Ecole Nationale des Langues Orientales Vivantes, at Paris, where the chair of Kurdish has been held since 1947, by Emir Kamuran Aali Bedir Khan.

Thus this dictionary should be regarded as giving both classical Kurdish and the modern language as it is written nowadays.
The compiler expresses her thanks to Emir Kamuran Aali Bedir Khan, not only for his instruction but for his guidance and help at every stage of this work.

The fact that this book is more than the short Kurdish-French glossary which had originally been envisaged is due to the Director of the Centre of the Problems of the Contemporary Moslem World who has encouraged her in this enterprise from the outset, impelling her to develop it and make it available for English-speaking students. It is also thanks to him that the numbered French and English indexes planned in the first place have been given up and replaced by French-Kurdish and English-Kurdish dictionaries which will be appearing in one volume, separately. Her great debt to him must be acknowledged here.

Thanks are also expressed to all those who assisted in the preparation of this work : to Maurice Simhon and Michael W.D. White for their help with the English text : Simone Deslagmulder, who had the ungrateful task of typing the manuscript and E. Peeters, of the Imprimerie Orientaliste, whose advice at the printing stage was invaluable.

The compiler will also be grateful to all those, teachers and students, who may be kind enough to go the trouble of pointing out any errors or imperfections they may note, and of suggesting improvements. In this way it will be possible to prepare another edition, revised and made fuller, of this first volume whose principal merit is that it exists at all, and whose author apologises its faults.

Joyce Blau

1 (See bibliography)
2 Those interested in the problems of transliterating Kurdish are referred to the exhaustive article by Thomas Bois, O.P. « Comment Ecrire Le Kurde? », in Al Machriq, Beirut, May-June 1965, pp. 369-378, in which ten different transliterations of Kurdish are reproduced, of which four are into roman characters.

3 Particular reference is made to a recent Kurdish grammar: Kurtçe Grameri (Kurmançça Lehçesi), by Kemal Badilli, Member of Parliament for Ourfa, published by the Ankara Basım ve Ciltevi - Ankara (Turkey) 1965, which mainly uses Bedir Khan alphabet, often called the « Hawar Alphabet »; see also Shafiq Kazzaz The Kurdish Alphabet, in the Kurdish Journal, vol. II, n° 1, for March 1965, pp. 9-13. Other examples are the Journals: Roja Nû and Deng published in Istanbul in 1963 and 1964.




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